Hommes et mots

Le poids des mots des hommes sur la toile. Regardant par mes fenêtres, avides de mes chairs. Je traine en tout lieux mon désir plein les mains. Que j’échappe à mesure dans mes masturbations. Infinie cupidité, la coupe jamais vide, malgré la frénésie des doigts entre mes jambes. Leur yeux, leurs queues, leurs langues s’immiscent en moi sans jamais m’imprimer vraiment, comme les poignes et le souffle et la voix peuvent remplir. Images sans le son, sensations fantômes de ces hommes hologrammes dans l’embrasure de ma chatte, dans l’interstice de mes yeux. Pantomimes, leur sexe obscène apparaitre, et les fourrés qui grouillent, clignotants de regards qui sentent le foutre. Ou mégaphones, déversent dans mes oreilles, jusqu’à mon creux et me vriller complètement de leurs râles et leur gémissements.

Maya

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